Actualités Agriculture paysanne
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| Formation en agroécologie : 7 mois après, récit d’une journée d’échanges entre agroécologistes. |
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Il est 07 H du matin, le 04 aout 2011, nous sommes à Abomey-Calavi, à quelques dizaine de mètres du siège de Synergie Paysanne, le principal syndicat paysan béninois. Un petit bus attend garé sur le trottoir. Omer, paysan de Djougou (Nord Bénin) et Bruno, paysan de Zinvié (Sud-Bénin) sont déjà là et nous accueille chaleureusement. Aujourd’hui, c’est un grand jour de retrouvailles. En effet, il y a maintenant 7 mois que la Fédération AgroEcologique du Bénin (FAEB) organisait la première formation des formateurs en agroécologie grâce à un financement de la Fondation Pierre Rabhi. Peu à peu, les abords du mini-bus s’animent, les mains se serrent, les rires résonnent. Enfin, quand, plus d’une vingtaine d’agriculteurs sont à son bord, le bus démarre et prend la direction de Toffo à une cinquantaine de Km de là. Suite à une bonne heure de route, nous arrivons sur la ferme de Brice. C’est le responsable des apprenants de la formation en agroécologie. Il nous accueille pour ces premières retrouvailles nationales. Le programme commence par une visite guidée de la ferme : planches de maraichage, étangs piscicoles, compostières, porcherie, champs d’igname…etc. Effectuée dans la bonne humeur, cette visite prévue pour durée 1 H en a finalement durée 2. Elle a en effet suscité de nombreuses questions et réactions de la part des paysans : techniques de lutte contre les chiendents, de fertilisation des planches, de compostage…etc. Après cette première étape et un bol de bouillie de maïs, nous divisons le groupe en trois pour initier trois chantiers collectifs afin de donner un coup de main à Brice. Récolte de maïs jaune ; désherbage de planches de maraîchage et traitement biologique de pieds de pastèque son entrepris à tour de rôle.
Un repas copieux nous est ensuite partagé pour reprendre des forces. Il est arrosé de jus d’ananas et de baobab produit par la ferme. Nous entamons après celà une réunion qui a pour objet de faire le point des expériences de chacun quand à l’application des pratiques agroécologiques. De façon générale, on note que ceux qui ont utilisé le compost comme fertilisant sont satisfait de la vigueur des plantes obtenus. Il constate de même une augmentation des rendements sur les cultures emblavées. Des difficultés sont également exprimées à savoir notamment des problèmes d’approvisionnement en matières organiques animales (fumier) et de traitement biologique de certaines pestes des cultures. Pour finir, une séance d’échange de semences et boutures diverses est ouverte pour faciliter la diffusion de semences libres et de plantes utiles. Les participants de cette première journée de rencontre agroécologique sont unanimes, l’expérience doit être renouvelée. Nous décidons par conséquent nous retrouver la prochaine fois sur le site maraicher d’Hortitech à Pahou.
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